C’est aujourd’hui la sortie du film Steppin’ (Stomp The Yard dans son intitulé original), avec entre autres Ne-yo et le chanteur Chris Brown, remarquable danseur à ses heures. Pour voir la bande-annonce, cliquez ici.
Le film raconte l’histoire d’un certain DJ Williams (interprété par Colombus Short), qui perd son frère à la suite d’une compétition de street dance qui tourne mal. Après un court séjour en prison, il quitte Los Angeles pour rentrer dans l’une des universités les plus prestigieuses de Géorgie, espérant laisser son passé derrière lui. Mais il découvre vite que les deux fraternités masculines du campus se livrent une bataille sans relâche à coup de pas de danse, le “stepping”. A Chicago, c’est comme celà que l’on appel cette danse,. mais dans le pays, elle prend le nom de Jazz Dance, Cakewalk, Ringshout, Swing etc..et s’est imposé peu à peu comme un élément essentiel de la vie des étudiants noirs…
Le stepping est une danse traditionnelle qui se pratique pour les cérémonies et évènements sportifs mis en place sur les campus américains. Répandu dans les années 50 par les confréries noires, il s’agit en fait de chorégraphies très rythmées mélangeant claquements de mains, de pieds et des chants. Dérivées de la danse d’inspiration africaine Welly Boot Dance, elles mélangent également la marche militaire, le haka et les danses de rue.Dave Scott, le chorégraphe du film (qui a aussi travaillé sur You got Served), explique ainsi : “Le stepping a commencé avec des éléments traditionnels africains comme la percussion corporelle et les mouvements de groupe coordonnés. Les fraternités ont ajouté des pas et figures d’une précision extrême. Pour le film, nous avons encore voulu actualiser cela en intégrant des figures de street dance et des mouvements acrobatiques.”Le stepping est devenu populaire principalement dans les états du Sud grâce à la mise en place d’un championnat national par le NPHC (le groupement des confréries noires américaines).

Le réalisateur Sylvain White est né et a grandi en France, mais il a un lien personnel avec le stepping. Il explique: « Mon père a été membre d’une fraternité, et il a pratiqué le stepping pendant ses études universitaires. Pour moi, pouvoir capter cet univers et cet esprit dans un film pour la première fois revêt une importance particulière. En tant que réalisateur, je me dois d’être passionné par les sujets que je filme. Avec le stepping, c’est venu très naturellement. C’est la première des raisons qui m’ont donné envie de faire Steppin’. »
Et au réalisateur d’ajouter : « Les chorégraphies de Dave sont une des bases du film. Nous avons créé un nouveau style de dance, une synthèse de différents styles. On retrouve la rythmique, la cadence militaire typique du stepping, mais alliée à l’instantanéité du hip-hop. »Tous les éléments sont donc réunis pour nous donner un bon film explosif sur une bande-son énergique qui inclut entre autre Public Enemy, E-40, Ghostface Killah et The Roots…Avis à tous les amateurs de Break, de Street Dance et de Beats bien lourds. (Vous avez dis “tecktonik ?)
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