
Recueillie par Alain-Dominique Gallizia, architecte et collectionneur passionné, auprès de 150 artistes taggeurs et graffeurs du monde entier, cette collection est une première mondiale. Elle constitue le plus important témoignage de cet art éphémère sur plus de trois générations.
Alain-Dominique Gallizia, architecte passionné de graffiti, ayant grandi entre Paris et la Provence, ouvre en 1984 son agence à Boulogne, spécialisée dans les maisons particulières de clients le plus souvent collectionneurs. C’est en croisant un jour un artiste travaillant sur la palissade de son chantier qu’il décide de collecter les empreintes de cet art éphémère de la rue en invitant les artistes à laisser leur trace dans l’histoire sur une double toile à jamais conservée.
En commandant des oeuvres aux plus grands artistes-graffeurs, Alain-Dominique Gallizia a constitué et continue de réunir le plus important témoignage peint de cet art jusque là éphémère. 300 tableaux ont ainsi été recueillis dans le cadre de ce projet unique dans l’histoire de l’Art, présenté au Grand Palais en première mondiale. De la rue au Grand Palais… Pour la première fois, « l’Art Sauvage » s’expose au sein d’une institution culturelle à Paris, dans le nouvel espace de la galerie sud-est en restauration située au 1er étage, autour de la nef. D’une surface de 700 m2 cet espace offre un volume exceptionnel sous verrière.
Les 300 oeuvres réunies pour cette exposition sont le fruit des rencontres entre les plus grands artistes du T.A.G. (Tag And Graff) et Alain-Dominique Gallizia, lancé depuis trois ans dans cette quête permanente du dernier art né au XXème siècle. Elles révèlent la volonté des artistes, pleinement impliqués dans le projet, de laisser dans l’histoire une trace indélébile de leur talent.
Les toiles ont toutes été réalisées selon un même principe de triple unité : Un même format (une double toile horizontale de 60x 180 cm), un même thème (la signature de l’artiste à gauche et un sujet libre sur l’Amour à droite) et, si possible, un même lieu ouvert aux artistes : l’atelier d’Alain-Dominique Gallizia à Boulogne-Billancourt. L’objectif, un peu fou, est de recueillir, en instantané et pour toujours, l’empreinte comparative, à la fois esthétique et historique, de ce mouvement. Cette collection témoigne de l’énergie de la rue où s’expriment toutes les nationalités, depuis les pionniers américains et les incontournables Européens jusqu’aux générations émergentes de Corée (Reach), d’Iran (Isba) ou du Brésil (Nunca). Lettres bulles, nuages ou bâtons, signatures chromées, personnages de bande dessinée détournés ou « free-style », les toiles présentées au Grand Palais offrent un panorama unique et varié de styles et de couleurs.
Né aux Etats-Unis dans les années 60, le Tag, simple signature faite du nom (surnom ou pseudo de son auteur auquel était accolé le numéro de sa rue Stayhigh149, Tracy 168 et bien d’autres) apparaît au grand public le 21 juillet 1971, lors de l’interview fondatrice de Taki 183 au « New York Times ». Aux lettres simplement dessinées du Tag, va succéder le Graff, peint à la bombe, véritable champ d’investigation d’une nouvelle calligraphie, défi culturel mondial et compétition artistique acharnée.
De retour de New York en 1983, Bando importe cet art en France en inscrivant son nom sur les murs du quartier de la rue du Bac, berceau du T.A.G parisien. Les murs dressés ou délaissés par la ville, de la station de métro Stalingrad aux palissades du Louvre, se recouvrent rapidement des peintures de Skki, Jayone, Spirit, Psyckoze et bien d’autres.
Tout à l’origine du mouvement, Taki 183 est considéré comme le pionnier du Tag. Jeune coursier grec, il écrit son nom (son diminutif) auquel il accole le numéro de sa rue (183) sur tous les immeubles qu’il livre.
Intrigué par ce phénomène, le New-York Times réalise en 1971 la première interview fondatrice ce mouvement.
Au sommet de sa notoriété, Taki disparaît et le double toile faite pour cette collection est la seule peinte par cet artiste.
Légende vivante du graffiti, SEEN n’a jamais cessé d’être un artiste depuis la fin des années 70. Cet américain d’origine italienne est connu pour sa créativité et son innovation dans les lettrages. Il a peint des centaines de trains à New-York et est l’un des héros du film Style Wars, réalisé en 1982 par Henry Chalfant et Tony Silver. SEEN reste aujourd’hui une icône du graffiti américain admiré par toutes les générations.
Phase 2 est une des plus fortes personnalités de cet art.
On lui doit à la fois le mélange des styles (Musique, rap et danse) propre au mouvement Hip-Hop mais aussi le style « Bubble » et le « Wild style ». Ces toiles sont peu nombreuses et c’est la seule œuvre de la collection dont les deux parties de la toile ont été faites à un an d’intervalle !
Précurseur du graffiti en France au début des années 1980, il a fait le pont entre les Etats-Unis et l’Europe. A Paris, il fonde le groupe Bomb Squad 2 et écume la rue du bac et le boulevard Saint Germain, berceau du tag héxagonal.
C’est un artiste avant tout, à la toile percutante et au lettrage précis et net. Econome en couleurs et en moyen, Bando recherche avant tout l’efficacité. « Ce que j’aime dans le graffiti c’est la simplicité. Ses toiles sont très rares et oscillent entre lettrage minimaliste et vagues de couleurs vives.
Et aussi :
POPAY (France) – LAZOU (France) – SHAKA (France) – GILBERT (France) – MARCEL (France) – JONONE (Etats-Unis) – MYRE (Etats-Unis) – KONGO (France) – UNO (France) – BACOU (France) – VISION (France) – JAY one (France) – ILLIES (France) – DESZIO (France) – PBOY (France) – LACRIZ (France) – PSYCKOZE (France) – ASH (Danemark) – SKKI (Hollande) – MOZE (France) – HORFE (France) – NASCIO (France) – DARCO (France) – ECHO (France) – ALEXONE (France) – LEK (France) – TANC (France) – SUNSET (France) – TEURK (France) – T KID (Etats-Unis) – CREN (Allemagne) – JACE (France) – COPE 2 (Etats-Unis) – ZEKY (France) – L’ATLAS (France) – NATIVE (Etats-Unis) – ZEN 2 (Allemagne) – DASH (Etats-Unis) – WEN (Etats-Unis) – LOOMIT (Allemagne) – ZEBSTER (Allemagne) – WEST (Etats-Unis) – DOC arabica (Etats-Unis) – KET (Etats-Unis) – ASKEW (Nouvelle Zélande) – PART 1 (Etats-Unis) – WANE ONE (Etats-Unis) – SHARP (Etats-Unis) – MARKO 93 (France) – ATOME (Australie) – TRAFFIK (Australie) – EMI (Japon) – OTHER (Canada) – SWEN (France) – KEA (France) – MEAK (France) – KAYONE (France) – NEL (France) – JAYA (Etats-Unis) – BABOO (France) – TAKE 5 (Canada) – MICROBO (Italie) – QUIK (Etats-Unis) – WYRE (France) – DAZE (Etats-Unis) – RAMMELZEE (Etats-Unis) – LADY PINK (Etats-Unis) – SHOE (Hollande) – LADYK (France) – EZO (Etats-Unis) – DURO (Etats-Unis) – KEL First (Etats-Unis) – REVOLT (Etats-Unis) – CRASH (Etats-Unis) – ZEDZ (Hollande) – MIN (Etats-Unis) – BLADE (Etats-Unis) – FENX (France) – DIZE (France) – TRAN (France) – EYONE (France) – IZ THE WIZ (Etats-Unis) – CES (Etats-Unis) – KOOR (Etats-Unis) – SMITH (Etats-Unis) – CAP (Etats-Unis) – STAYHIGH (Etats-Unis) – MEO (Etats-Unis) – RCF One (France) – TAKI 183 (Etats-Unis) – PHASE 2 (Etats-Unis) – RIFF (Etats-Unis) – TEAM (Etats-Unis) – TOXIC (Etats-Unis) – SPIRIT (France) – BO 130 (Italie) – FIST (France) – NASTY (Suisse) – DEAD (Belgique) – FAUST (Etats-Unis) – CYCLE (Etats-Unis) – DEALYT (France) – RESO (France) – RAP (France) – GHOST (Etats-Unis) – DELTA 2 (Etats-Unis) – FREEDOM (Etats-Unis) – SHOCK 123 (Etats-Unis) – NOV (Etats-Unis) – MIKE GIANT (Etats-Unis) – CORNBREAD (Etats-Unis) – ISBA (Iran) – REACH (Taiwan) – TRACY 168 Etats-Unis) – JAYE (Autriche) – BANDO (France) – NOC (Etats-Unis) – NUNCA (Brésil) – FUZI (France) – SEEN (Etats-Unis) – KASE 2 (Etats-Unis) – MICO (Etats-Unis) – COMET (Etats-Unis) – BUTCH 2 (Etats-Unis) – SHUCK (France) – MISS17 (Etats-Unis) – AIS LAP (Chili) – DUSTER (Etats-Unis) – SWIZ (France) – MAC COY (Etats-Unis) – COCO 144 (Etats-Unis) – FLINT 707 (Etats-Unis) – SNAKE 131 (Etats-Unis) – CREEZ (France) – CLAW (Etats-Unis) – ROSY (Suisse) – FRIDRICKS (Islande) – AMAZE (Etats-Unis) – VULCAN (Etats-Unis) – MARE 139 (Etats-Unis) – DOZE GREEN (Etats-Unis) – UTAH (Etats-Unis) – SLICE (France) – TEACH (Angleterre)
Du 27 mars au 26 avril 2009 au Grand Palais (Galerie sud est, Porte H, avenue du Président Wilson)
De 11h00 à 19h00, nocturne le mercredi jusqu’à 23h00
Accès :
Métro : lignes 1, 9, 13 / Stations : Franklin-D.-Roosevelt, Champs-Elysées-Clemenceau
RER : lignes C / Stations : Invalides
Bus : lignes 28, 42, 52, 72, 73, 80, 83, 93
Tarifs :
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 € (étudiants, demandeurs d’emploi)
Credits : Le Tag au Grand Palais
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